La France compte désormais 41 enlèvements liés à la crypto depuis le début de 2026. Soit un toutes les 2,5 jours en moyenne. Le 14 avril, une mère et son fils de 11 ans ont été enlevés dans un village de l’Yonne en présence du père, battu et ligoté. Les ravisseurs ont exigé un rançon de 400 000 euros en cryptomonnaies avant d’être interceptés par le GIGN le lendemain matin. Ce n’est pas un incident isolé. C’est une tendance que le gouvernement français ne peut plus ignorer.
Comment la France est devenue le premier pays mondial des « wrench attacks »
Selon les données de la société de cybersécurité CertiK, les attaques physiques sur des détenteurs de crypto ont bondi de 75 % en 2025 pour atteindre 72 cas vérifiés dans le monde entier.
La France a enregistré 19 de ces 72 cas à elle seule, soit plus du double des États-Unis. L’Europe dans son ensemble représente environ 40 % des incidents mondiaux. Le principe de la « wrench attack » est brutal dans sa simplicité : inutile de casser le chiffrement si l’on peut menacer la personne qui connaît le mot de passe. Les victimes sont ciblées parce que les transactions crypto sont irréversibles, impossibles à bloquer par une banque, et difficiles à tracer une fois effectuées.
Paris Blockchain Week sous haute sécurité : escortes de police, bus blindés
La conférence Paris Blockchain Week, qui se tenait cette semaine au Carrousel du Louvre avec plus de 10 000 participants, a doublé ses effectifs de sécurité selon son co-fondateur Charlie Meraoud. Des participants ont été transportés dîner à bord de bus escortés par des convois de police, sirènes allumées, pour éviter tout risque d’interception. La scène illustre à quel point la sécurité physique est devenue une préoccupation aussi sérieuse que la sécurité informatique pour les acteurs de l’industrie en France.
Ce que le gouvernement annonce et ce que les détenteurs francophones doivent faire maintenant
À la Paris Blockchain Week, Jean-Didier Berger, ministre délégué à l’Intérieur, a annoncé qu’une plateforme de prévention est déjà en ligne avec des milliers d’inscriptions, et que des mesures plus larges sont en préparation avec le ministre Laurent Nuñez dans « les semaines à venir ». Aucune mesure concrète n’a encore été détaillée.
Pour les détenteurs de crypto en France et en Belgique, plusieurs experts de sécurité recommandent déjà d’éviter de mentionner publiquement leurs avoirs numériques sur les réseaux sociaux, de ne jamais saisir leur phrase de récupération devant quiconque, et pour les portefeuilles importants, d’envisager des solutions de conservation multi-signatures qui nécessitent plusieurs parties pour autoriser une transaction, rendant la contrainte physique sur une seule personne inefficace.
⚠️ Cet article est a titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier. Les cryptomonnaies sont des actifs hautement volatils. Effectuez toujours vos propres recherches avant tout investissement.




