Le CLARITY Act record 2026 vient de franchir une nouvelle étape négative. Les paris sur Polymarket donnent désormais 27 % de chances à son adoption cette année. Ce niveau marque le plus bas jamais enregistré depuis l’ouverture de ce marché. Le Sénat américain a reporté l’examen du texte cette semaine.
Qu’est-ce que le CLARITY Act exactement ?
Le CLARITY Act est un projet de loi américain sur la structure des marchés crypto. Il vise à répartir clairement la supervision entre la SEC et la CFTC. La Chambre des représentants avait déjà voté ce texte en juillet 2025. Le Sénat, lui, n’a toujours pas organisé de vote final.
Ses partisans affirment que ce cadre donnerait des règles plus claires aux exchanges. Les émetteurs de tokens et les développeurs blockchain bénéficieraient également de cette clarté. L’objectif affiché consiste à faire des marchés américains la référence mondiale du secteur.
CLARITY Act record 2026 : pourquoi ce nouveau report
Les sénateurs ont priorisé un texte sur les sanctions russes cette semaine. Ce projet de loi porte le nom du sénateur Lindsey Graham, récemment décédé. Ses funérailles occupent d’ailleurs l’agenda du Sénat mardi et mercredi. Des nominations fédérales ont également pris le pas sur le dossier crypto.
La fenêtre avant la pause estivale du 8 août se referme donc rapidement. Le Sénat ne dispose plus que de quelques jours de séance utile. Un vote avant la rentrée de septembre semble désormais peu probable selon plusieurs observateurs.
Une chute continue depuis le printemps.
Les paris avaient pourtant atteint 82 % au plus fort de l’optimisme, au printemps dernier. Ce chiffre est ensuite retombé à 37 % il y a quelques jours seulement. La cote vient donc de perdre dix points supplémentaires en une semaine.
Galaxy Digital a également révisé ses propres projections à la baisse. L’entreprise estime désormais la probabilité d’adoption à 30 % seulement. Ce chiffre reste proche de celui affiché par les marchés prédictifs.
CLARITY Act record 2026 : la piste d’un compromis bipartisan
Les sénateurs Ruben Gallego et Thom Tillis préparent une contre-proposition sur l’éthique. Ce texte serait destiné directement à la Maison Blanche. L’objectif consiste à débloquer enfin le soutien démocrate nécessaire au vote.
Rappelons que Trump avait accepté un premier langage éthique fin juillet. Notre article sur cet accord initial détaillait déjà cette étape. Les démocrates jugent toutefois ce texte encore insuffisant face aux 1,4 milliard de dollars de revenus crypto de Trump.
Le régulateur évoque déjà un plan de secours.
Paul Atkins, président de la SEC, a évoqué une alternative possible. Selon lui, l’agence pourrait rédiger ses propres règles crypto sans attendre le Congrès. Cette déclaration inquiète certains défenseurs du texte, qui préfèrent un cadre voté plutôt qu’imposé par un régulateur.
Le représentant Mike Haridopolos a réaffirmé son soutien le 28 juillet. Il a averti que ces retards répétés risquent de pousser les investisseurs ailleurs. Selon lui, d’autres pays offrent déjà des règles plus claires pour les entreprises crypto.
Un large soutien industriel qui peine à convaincre le Sénat
BlackRock, Goldman Sachs et Fidelity soutiennent publiquement l’adoption du texte. Franklin Templeton, Charles Schwab et SoFi ont également exprimé leur appui. Ce large soutien institutionnel ne suffit pourtant pas à débloquer le calendrier du Sénat.
Ce précédent report avait déjà provoqué une réaction brutale sur les marchés. Bitcoin, Ethereum et XRP avaient alors enregistré plus de 600 millions de dollars de liquidations. Les traders réagissent donc directement à chaque nouvelle sur ce dossier législatif.
Que se passe-t-il si le CLARITY Act échoue ?
Un échec ne signifierait pas un vide réglementaire total aux États-Unis. La règle conjointe SEC-CFTC de mars 2026 resterait en vigueur. Elle classe déjà 16 actifs numériques majeurs comme des matières premières numériques. Les ETF existants et le trading au comptant continueraient donc de fonctionner normalement.
Le dossier basculerait toutefois probablement en septembre, voire plus tard. Les élections de mi-mandat compliqueraient alors davantage toute nouvelle tentative de vote. Une fenêtre législative plus étroite attendrait le texte à la rentrée.
Ce que cela signifie pour les investisseurs EUs
Ce dossier américain n’affecte pas directement les investisseurs européens sur le plan réglementaire. Le cadre MiCA reste pleinement en vigueur en France, en Belgique et en Suisse, indépendamment du sort du CLARITY Act. Les deux textes suivent des logiques bien distinctes.
Ce dossier reste néanmoins utile à suivre pour comprendre le marché global. Un échec du CLARITY Act pourrait prolonger l’incertitude qui pèse déjà sur les flux ETF américains. Notre article sur les sorties récentes des ETF Bitcoin évoquait justement cette prudence institutionnelle grandissante.
Les prochaines échéances à surveiller
La fenêtre du 27 juillet au 7 août reste la dernière chance avant la pause. Si aucun vote n’intervient, le dossier basculerait probablement en septembre. Une fenêtre plus courte attendrait alors le texte, entre les vacances et les élections de mi-mandat.
En résumé, ce nouveau plus bas illustre la fragilité persistante du dossier. Un compromis Gallego-Tillis pourrait encore inverser la tendance dans les prochains jours. À défaut, la SEC pourrait bien reprendre la main sur ce dossier réglementaire.
⚠️ Cet article est publié à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil financier. Aucune recommandation d’achat ou de vente n’est exprimée. Les marchés crypto sont volatils. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Effectuez toujours vos propres recherches. Ne misez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.



