AccueilRéglementationBridge Stripe MiCA 2026 : 42ᵉ émetteur autorisé en Europe

Bridge Stripe MiCA 2026 : 42ᵉ émetteur autorisé en Europe

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Bridge Stripe MiCA 2026 : la filiale stablecoin de Stripe vient de franchir une étape réglementaire majeure en Europe. L’Autorité européenne des marchés financiers a ajouté Bridge Building au registre MiCA mercredi. Cette entité luxembourgeoise devient ainsi le 42e émetteur de jetons de monnaie électronique autorisé dans l’Union européenne.

Une licence unique pour 27 pays

Cette inscription fait suite à deux approbations obtenues le 2 juillet dernier. Bridge avait alors reçu à la fois une autorisation de prestataire de services sur actifs numériques et une licence d’établissement de monnaie électronique. Ces deux documents proviennent de la Commission de Surveillance du Secteur Financier luxembourgeoise.

L’obtention combinée de ces deux licences permet à Bridge de fournir des services réglementés dans les 27 États membres de l’Union européenne. L’entreprise n’a donc plus besoin de solliciter une autorisation distincte dans chaque pays concerné. Mai Leduc Blount, responsable produit chez Bridge, avait alors précisé que cette approbation permettrait aux entreprises européennes de développer des produits de paiement conformes.

Ce que cette licence permet concrètement

Les entreprises utilisant l’infrastructure de Bridge pourront émettre des stablecoins personnalisés adossés à l’euro. Elles pourront également créer des IBAN virtuels nominatifs et proposer des comptes en euros fonctionnant à travers toute l’Union européenne.

Selon Bridge, les entreprises fintech pourront intégrer des comptes euros transfrontaliers via une seule connexion technique. Les grandes entreprises pourront de leur côté déplacer des fonds entre leurs filiales en utilisant des stablecoins plutôt que des réseaux bancaires correspondants traditionnels.

Bridge Stripe MiCA 2026 : un registre européen en pleine expansion

L’ESMA a également ajouté trois nouvelles banques allemandes à son registre de prestataires de services. Ces trois établissements portent le nombre total de prestataires autorisés dans l’Union européenne à 324, contre 321 auparavant. Aucun nouvel émetteur de jetons adossés à des actifs n’a en revanche été ajouté lors de cette mise à jour.

Cette approbation intervient peu après la fin de la période de transition MiCA, achevée le 1er juillet dernier. Depuis cette date, les plateformes réglementées ne peuvent plus proposer que des stablecoins conformes à ce cadre européen. Coinbase, Kraken et Crypto.com ont d’ailleurs retiré le trading de l’USDT pour leurs utilisateurs européens après le refus de Tether de solliciter cette autorisation.

Une stratégie plus large de Stripe autour des stablecoins

Stripe avait acquis Bridge pour environ 1,1 milliard de dollars. Depuis cette acquisition, l’entreprise a intégré la technologie de Bridge à son activité de paiement principale. Stripe a également étendu ses services réglementés vers de nouvelles juridictions à travers le monde.

Visa avait d’ailleurs annoncé en mars l’extension de son partenariat avec Bridge. Cette collaboration vise à introduire des programmes de cartes Visa adossées à des stablecoins dans plus de 100 pays d’ici la fin de l’année 2026. Ce programme aurait déjà généré des dizaines de millions de dollars de volume de paiement annualisé.

Un contexte marqué par une possible acquisition majeure

Reuters a également rapporté que Stripe et le fonds Advent International auraient proposé environ 53 milliards de dollars pour racheter PayPal. Cette offre valoriserait PayPal à 60,50 dollars par action, avec une répartition égale de la propriété entre les deux acquéreurs potentiels.

Une telle opération combinerait les produits de paiement crypto de PayPal, dont le stablecoin PYUSD émis par Paxos, avec l’infrastructure stablecoin croissante de Stripe développée via Bridge. Le conseil d’administration de PayPal jugerait toutefois cette offre insuffisante selon les informations rapportées par Reuters. Les discussions resteraient néanmoins actives à ce stade.

Ce que cela signifie pour les investisseurs

Pour les entreprises françaises, belges ou suisses actives dans les paiements, cette licence ouvre un accès direct à l’infrastructure Bridge à travers toute l’Union européenne. Une entreprise basée dans l’un de ces pays pourrait ainsi utiliser cette infrastructure sans démarche réglementaire supplémentaire au niveau national.

Cette actualité confirme la maturité croissante du cadre européen sur les stablecoins. Notre article sur l’entrée en vigueur complète de MiCA en juillet détaillait déjà les conséquences directes de cette transition pour les plateformes et émetteurs actifs en Europe.

Les prochaines étapes à surveiller

L’issue des discussions autour du rachat potentiel de PayPal reste le développement le plus important à suivre pour Stripe. Le registre MiCA continue par ailleurs de s’enrichir régulièrement, à mesure que de nouvelles entreprises finalisent leur processus d’autorisation.

En résumé, cette licence confirme l’ancrage croissant de Bridge dans l’infrastructure financière européenne réglementée. Combinée à l’expansion mondiale de Stripe sur les stablecoins, cette approbation illustre l’ampleur des ambitions de l’entreprise sur ce segment de marché encore jeune mais en pleine structuration.

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