Les sanctions Iran crypto 2026 viennent de s’étendre à deux nouvelles plateformes d’échange. Le Bureau américain de contrôle des actifs étrangers a annoncé le 7 août des sanctions contre Shelbit et Aban Tether. Ces deux entreprises auraient facilité des transactions crypto illicites au bénéfice des Gardiens de la révolution islamique. Un ressortissant iranien et plusieurs sociétés écrans sont également visés par cette action.
Sanctions Iran crypto 2026 : ce que reproche l’OFAC exactement
Selon le Trésor, des portefeuilles liés aux Gardiens de la révolution ont envoyé plus d’un million de dollars vers des adresses associées à Shelbit. Des portefeuilles liés à Shelbit auraient ensuite transféré plus de deux millions de dollars vers des portefeuilles contrôlés par cette même force iranienne.
Les sanctions visent également le ressortissant iranien Siavash Kayvanpour, décrit par le Trésor comme l’opérateur d’un réseau de sociétés écrans liées à Shelbit. Ces entités sont basées en Géorgie, en Pologne et aux Émirats arabes unis. Des portefeuilles liés à Kayvanpour auraient envoyé plus de deux millions de dollars vers Nobitex, le plus grand exchange iranien.
Le rôle spécifique d’Aban Tether dans ce dossier
Aban Tether, basée en Iran, aurait traité des millions de dollars de transactions impliquant des entités déjà sanctionnées par les États-Unis. Ces entités incluent Nobitex, Wallex, Bitpin et Ramzinex, quatre exchanges iraniens déjà visés par le Trésor en juin dernier.
Selon Chainalysis, Nobitex représenterait à lui seul près de la moitié de l’activité crypto totale en Iran. L’exchange nie toute relation directe ou contractuelle avec les Gardiens de la révolution, la banque centrale iranienne ou d’autres organismes gouvernementaux du pays.
Sanctions Iran crypto 2026 : les entreprises visées se défendent
Shelbit a rejeté toute participation consciente au blanchiment d’argent, au financement du terrorisme ou au contournement de sanctions. L’ancienne direction de l’entreprise affirme avoir cessé d’accepter de nouveaux clients dès décembre 2025, achevant le retrait de sa clientèle existante en janvier.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a commenté cette action en des termes fermes. « Que ce soit en dollars, en rials ou en crypto, le Trésor traquera et démantèlera les réseaux financiers illicites qui maintiennent ce régime à flot », a-t-il déclaré.
Une campagne américaine qui s’intensifie depuis des mois
Cette action rejoint une série de mesures prises depuis le conflit militaire entre l’Iran et les États-Unis. En juillet, les autorités américaines avaient gelé 131 millions de dollars d’actifs crypto liés à la banque centrale iranienne. Tether avait auparavant gelé environ 344 millions de dollars d’USDT en avril, répartis sur deux adresses Tron.
Bessent avait précédemment déclaré que les États-Unis avaient saisi ou gelé près d’un milliard de dollars de cryptomonnaies liées aux exchanges et portefeuilles iraniens depuis le début de ce conflit. Cette nouvelle action confirme la poursuite active de cette stratégie de pression financière.
Pourquoi les stablecoins offrent un levier unique aux régulateurs
L’utilisation de stablecoins centralisés donne aux autorités un outil d’application qui n’existe pas avec des actifs comme le Bitcoin. Les émetteurs peuvent bloquer directement les transferts provenant d’adresses désignées. Les transactions impliquant des actifs décentralisés nécessitent généralement le contrôle des clés privées correspondantes, une contrainte que les régulateurs ne peuvent pas contourner de la même manière.
L’OFAC a également publié plusieurs adresses Bitcoin, Ethereum, Tron et Solana dans le cadre de cette action. Les entreprises crypto devront intégrer ces identifiants à leurs systèmes de surveillance des transactions à mesure que Washington poursuit le traçage des flux d’actifs numériques liés à l’Iran.
Ce que cela signifie pour les investisseurs
Pour une entreprise française, belge ou suisse active dans les paiements crypto, ces sanctions imposent une vigilance accrue. Les personnes et entreprises américaines ne peuvent généralement fournir aucun service aux entités désignées, une règle qui s’étend également aux entités détenues à 50 % ou plus par une partie sanctionnée.
Les exchanges étrangers, émetteurs de stablecoins et prestataires de paiement peuvent également s’exposer à des sanctions secondaires s’ils traitent sciemment des transactions impliquant ces parties désignées. Le règlement MiCA impose par ailleurs ses propres exigences de conformité aux plateformes européennes, indépendamment du régime de sanctions américain.
Les prochaines étapes de cette campagne
Ces sanctions restent des désignations administratives plutôt que des condamnations pénales. Elles bloquent néanmoins les biens et intérêts des parties désignées dès que ces actifs entrent dans la juridiction américaine. D’autres actions similaires sont probables, à mesure que Washington continue de cartographier les réseaux financiers iraniens actifs dans la crypto.
En résumé, ces sanctions illustrent l’intensification continue de la pression financière américaine sur l’Iran via les cryptomonnaies. La capacité des stablecoins à être gelés par leurs émetteurs reste un outil déterminant dans cette stratégie, contrairement aux actifs véritablement décentralisés comme le Bitcoin.
⚠️ Cet article est publié à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil financier. Aucune recommandation d’achat ou de vente n’est exprimée. Les marchés crypto sont volatils. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Effectuez toujours vos propres recherches. Ne misez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.



