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Le CEO de Circle prédit un stablecoin yuan chinois dans 3 à 5 ans et mise sur la géopolitique.

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Le 16 avril 2026, Jeremy Allaire, PDG de Circle, a déclaré publiquement que la Chine pourrait lancer un stablecoin adossé au yuan dans 3 à 5 ans. Pour Allaire, les stablecoins sont un outil de projection d’une monnaie à l’international via les paiements transfrontaliers. Il a aussi révélé que le conflit entre les États-Unis et l’Iran a généré une hausse significative des volumes sur l’USDC, les utilisateurs cherchant à accéder à des dollars numériques stables en dehors des circuits bancaires traditionnels pendant la période de tension.

70 trillions de dollars réglés en USDC : ce que cache ce chiffre record

Ces déclarations interviennent une semaine après que Circle a lancé son Circle Payments Network (CPN) Managed Payments, un produit qui permet aux banques, fintechs et entreprises de régler des transactions transfrontalières en USDC sans avoir à gérer directement des actifs numériques. Circle gère l’intégralité du cycle : conversion fiat-USDC à l’envoi, transfert on-chain en quelques secondes, reconversion USDC-monnaie locale à la réception. L’USDC a dépassé 70 trillions de dollars de règlement cumulé on-chain depuis sa création, avec un volume trimestriel frôlant les 12 trillions au quatrième trimestre 2025. Circle dispose de licences dans 46 États américains, d’une licence MiCA en Europe, d’une licence FCA au Royaume-Uni et d’une licence MAS à Singapour.

L’USDC arrive en Afrique francophone via Sasai Fintech : ce que ça change ?

Ce développement intéresse directement les communautés francophones d’Afrique subsaharienne. Circle a annoncé un partenariat avec Sasai Fintech, filiale de Cassava Technologies, pour accélérer l’adoption de l’USDC sur le continent africain. Sasai Fintech opère dans plusieurs pays d’Afrique francophone, notamment en RDC, au Rwanda et en Côte d’Ivoire. Pour des millions de personnes dans ces régions qui n’ont pas accès à des comptes bancaires en dollars mais qui reçoivent des virements internationaux, l’USDC représente une alternative concrète aux corridors de paiement traditionnels, souvent coûteux et lents. Si le yuan stablecoin se matérialisait dans la décennie, il entrerait en concurrence directe avec l’USDC sur ces mêmes corridors africains, où la Chine est déjà fortement implantée économiquement.

⚠️ La FCA publie son cadre crypto définitif : la règle des 24 h qui va surprendre beaucoup de plateformes

Le 16 avril 2026, la Financial Conduct Authority britannique a publié son cadre de périmètre réglementaire définitif pour les actifs crypto. La date butoir est fixée : 25 octobre 2027, toutes les activités crypto au Royaume-Uni seront régulées sous le Financial Services and Markets Act. Mais c’est une règle technique précise qui retient l’attention du secteur aujourd’hui : toute plateforme qui détient des actifs crypto d’un client pendant plus de 24 heures bascule automatiquement dans la catégorie custodian réglementé et doit obtenir une licence de sauvegarde complète. Gras : “25 octobre 2027”, “toute plateforme qui détient des actifs crypto d’un client pendant plus de 24 heures”

Le piège de la “shadow custody” que personne n’avait vu venir

La FCA est allée plus loin que ce que le secteur anticipait sur un point précis. Le régulateur a tranché la question de la “shadow custody” : si une plateforme dispose techniquement de la capacité d’outrepasser l’autorité d’un client sur ses actifs, même si elle n’exerce jamais ce pouvoir en pratique, elle est officiellement un custodian réglementé. La FCA l’écrit noir sur blanc : “Le fait qu’un arrangement implique des smart contracts, des blockchains publiques ou des éléments de décentralisation ne détermine pas la position réglementaire et ne place pas l’arrangement hors du périmètre de régulation.” Les validateurs et opérateurs de nœuds sont également concernés : ils perdent leur exemption technique dès qu’ils proposent des fonctionnalités à valeur ajoutée.

Ce que cela change pour les exchanges et utilisateurs francophones

Pour les plateformes comme Binance UK, Kraken UK ou Coinbase UK qui servent des clients francophones de France, Belgique ou Canada via leurs entités britanniques, le calendrier est non négociable. La fenêtre de dépôt de dossiers d’autorisation ouvre le 30 septembre 2026 et se ferme le 28 février 2027. Les plateformes qui n’auront pas déposé de dossier dans cette fenêtre ne pourront plus opérer au Royaume-Uni en régime transitoire. Pour les émetteurs de stablecoins, la règle est encore plus stricte : seuls les émetteurs établis au Royaume-Uni, gérant l’intégralité du cycle de vie du stablecoin de l’émission à la rédemption, seront autorisés. Les stablecoins offshore comme l’USDT de Tether ne rentrent pas dans ce cadre. La consultation est ouverte jusqu’au 3 juin 2026.

XRP et le CLARITY Act : la fenêtre d’avril se referme, voici les 3 scénarios à surveiller

XRP tourne autour de 1,40 $ depuis des semaines. Pas de tendance claire, pas de cassure. Ce n’est pas un hasard : le marché attend un événement précis. La commission bancaire du Sénat américain doit planifier un vote sur le CLARITY Act avant fin avril. Si ce vote arrive, XRP a une vraie chance de casser ses résistances. Si ce vote n’arrive pas avant mai, les midterms de novembre 2026 enterreront probablement la loi pour toute l’année. C’est aussi simple que ça.

Ce que le CLARITY Act changerait pour XRP spécifiquement

En mars 2026, la SEC et la CFTC ont conjointement classé XRP comme matière première numérique. C’est une avancée majeure, mais fragile : une interprétation administrative peut être renversée par une administration future. Le CLARITY Act transformerait cette classification en droit fédéral permanent. Pour les gestionnaires de fonds et les institutions qui attendent une base légale stable avant d’allouer massivement, c’est la différence entre “peut-être” et “oui”. Les sept ETF XRP déjà en circulation ont attiré 1,2 milliard de dollars d’actifs sans que la loi soit votée. Si le CLARITY Act passe, les analystes de Standard Chartered projettent des entrées ETF entre 4 et 8 milliards de dollars supplémentaires.

Le mur des 1,45 $ : pourquoi ce niveau précis concentre toute la tension

Environ 60 % de la supply circulante de XRP a été achetée dans la zone des 1,45 $. C’est une masse considérable de holders en attente de retrouver leur prix d’entrée. Ce type de congestion crée une résistance naturelle mais aussi un potentiel d’accélération : si XRP passe ce niveau en clôture journalière soutenue, ces vendeurs potentiels disparaissent et la route vers 1,60 $ s’ouvre. Sans catalyseur législatif, cette résistance a toutes les chances de tenir. Pour les investisseurs francophones qui suivent XRP de près, l’analyse technique n’a de sens que replacée dans ce contexte réglementaire.

Les 3 scénarios concrets selon l’issue du vote sénatorial

Premier scénario : le markup est confirmé avant fin avril. XRP pourrait tester 1,60 $ rapidement, avec un objectif à 2,80 $ selon Standard Chartered si les ETF inflows s’accélèrent après passage de la loi.

Deuxième scénario : le Sénat discute sans planifier de vote formel. XRP reste dans sa fourchette 1,28-1,45 $, à la merci des nouvelles géopolitiques sur l’Iran.

Troisième scénario : la loi est repoussée après mai. La dynamique des midterms prend le dessus, les institutions retardent leurs allocations, XRP pourrait retomber vers 1,15 $. Le conseiller crypto de la Maison Blanche Patrick Witt a déclaré être “encouragé” par les progrès. JPMorgan parle d’accord “proche”. Les probabilités de passage sur Polymarket étaient à 55 % avant le roundtable SEC du 16 avril, ce qui signifie que le marché n’a pas encore pleinement intégré le scénario positif.

💲 Ethereum pulvérise son record de transactions à 3,6 millions par jour, mais le prix ne suit pas encore 🧐

Le 12 avril 2026, le réseau Ethereum a traité 3,62 millions de transactions en une seule journée. C’est un record absolu dans l’histoire de la blockchain. En une semaine, l’activité quotidienne a progressé de +41 %, passant de 2,5 millions le 10 avril à ce nouveau sommet. Pendant ce temps, ETH se négocie autour de 2 360 dollars, soit encore 55 % sous son plus haut historique. C’est une des divergences les plus marquées de l’histoire récente d’Ethereum : le réseau n’a jamais autant travaillé, le token ne le reflète pas encore.

Ce que les données on-chain et les ETF disent vraiment

L’activité réseau est solide sur plusieurs indicateurs. Au premier trimestre 2026, Ethereum a enregistré 284 000 nouveaux utilisateurs, soit une hausse de 82 % par rapport au trimestre précédent. Les transactions totales du trimestre ont atteint 200,4 millions, en hausse de 43 %. La supply de stablecoins sur Ethereum a atteint un nouveau record à 180 milliards de dollars, représentant environ 60 % du marché mondial des stablecoins. Côté ETF, les fonds Ether ont enregistré 187 millions de dollars d’entrées nettes sur la semaine se terminant le 10 avril, la meilleure performance hebdomadaire de 2026, après trois semaines consécutives de sorties cumulées de 308 millions.

La mise à jour Glamsterdam et ce que les investisseurs francophones doivent surveiller

La divergence entre activité record et prix déprimé a une explication partielle : le marché attend encore un catalyseur technique. La mise à jour Glamsterdam, prévue au premier semestre 2026, introduit l’exécution parallèle des transactions et pousse la limite de gas vers 100 millions, ce qui rendra le réseau significativement plus rapide et moins coûteux. Pour les développeurs francophones qui construisent sur Ethereum, c’est un tournant concret. Pour les investisseurs, la question est celle du timing : acheter la divergence maintenant, avant que le prix rattrape les fondamentaux, ou attendre la confirmation d’une dynamique soutenue. Le ratio ETH/BTC est remonté à 0,0313, son plus haut depuis trois mois. Pour qu’une rotation durable s’installe, les analystes fixent le seuil à 0,035 en clôture hebdomadaire.

🔥 CLARITY Act : JPMorgan signale une percée imminente sur la réglementation crypto américaine

Le 16 avril 2026, JPMorgan a publié un rapport indiquant que le CLARITY Act est “proche d’un accord final” au Sénat américain. Selon la banque, les négociateurs ont réduit le nombre de points encore litigieux de “une douzaine à seulement 2 ou 3”. Si cette loi passe, elle fixe pour la première fois dans le droit fédéral américain les règles du jeu pour les exchanges crypto, les stablecoins, la DeFi, et la répartition des pouvoirs entre la SEC et la CFTC.

Le blocage des stablecoins, le nœud gordien qui paralysait tout depuis janvier

Depuis le début de l’année, un seul sujet bloquait l’avancée du CLARITY Act au Sénat : la question du rendement sur les stablecoins. Les banques américaines s’opposaient fermement à ce que des émetteurs comme Coinbase ou Circle puissent offrir des intérêts sur les dollars tokenisés. Leur argument : si un utilisateur peut obtenir 4 % sur ses USDC en les gardant sur une plateforme crypto, pourquoi garderait-il de l’argent dans une banque traditionnelle ? La menace de fuite des dépôts bancaires avait convaincu plusieurs sénateurs de bloquer le projet. Ce verrou a finalement cédé. Les sénateurs Thom Tillis (républicain) et Angela Alsobrooks (démocrate) ont annoncé un accord de principe : les stablecoins ne peuvent pas offrir de rendement passif, mais peuvent récompenser les utilisateurs pour des activités réelles telles que des paiements et des transferts.

Ce que le CLARITY Act changerait concrètement pour le marché

Le texte divise officiellement la supervision des actifs numériques entre la SEC pour les titres et la CFTC pour les matières premières numériques. Bitcoin, Ethereum, Solana et XRP ont été classifiés comme matières premières numériques par la SEC et la CFTC en mars 2026, mais cette classification reste une interprétation administrative. Le CLARITY Act la transformerait en droit fédéral permanent. Pour les exchanges, cela signifie des catégories d’enregistrement claires, des exigences de capital définies, des règles de garde et une conformité AML standardisée. Pour les investisseurs institutionnels européens et francophones qui hésitent à déployer du capital sur des plateformes américaines faute de cadre stable, c’est le signal qu’ils attendent depuis deux ans. Gras : “droit fédéral permanent”

La fenêtre se referme : midterms, calendrier, et points encore ouverts

Malgré l’optimisme, aucun vote n’est encore planifié et le texte final n’a pas été rendu public. Deux points restent en suspens : les protections contre le financement illicite dans la DeFi, et la demande de certains démocrates d’interdire aux élus et hauts fonctionnaires de profiter personnellement du secteur crypto (une mesure qui viserait directement Trump). Le conseiller crypto de la Maison Blanche, Patrick Witt, a déclaré que les négociations ont réalisé “des progrès considérables en coulisses” et que les points restants “semblaient insolubles il y a peu”. JPMorgan a averti que si le projet n’atteint pas le plancher du Sénat avant mai, la politique des midterms de novembre 2026 pourrait l’enterrer pour le reste de l’année.

Tether achète 951 BTC supplémentaires et dépasse les 97 000 bitcoins en réserve

Le 15 avril 2026, Tether a transféré 951 BTC depuis un portefeuille chaud de Bitfinex vers son adresse de réserve officielle. La transaction, repérée par Arkham Intelligence et confirmée on-chain, porte le stock total de l’émetteur du USDT à 97 141 BTC, soit environ 7,16 milliards de dollars au cours actuel. Tether est désormais le cinquième plus grand détenteur de bitcoins au monde, toutes catégories confondues.

Une politique d’accumulation active depuis 2023, financée par les profits du USDT

Ce mouvement n’est pas une opération isolée. Depuis 2023, Tether alloue jusqu’à 15 % de ses bénéfices nets trimestriels à l’achat de bitcoins. En 2025, l’entreprise a enregistré plus de 10 milliards de dollars de profits, tirés principalement de la circulation de l’USDT et de ses positions en bons du Trésor américain. Les achats suivent un calendrier lié aux fins de trimestre : 8 888 BTC le 1ᵉʳ janvier 2026, 961 BTC le 7 novembre 2025, et maintenant 951 BTC le 15 avril. Le transfert du 15 avril représente un top-up de mi-trimestre, plus modeste que les acquisitions de fin de période mais qui confirme que le programme reste actif.

Pourquoi ce mouvement intéresse-t-il les traders au-delà du chiffre ?

Chaque transfert de Bitfinex vers l’adresse de réserve Tether déplace des coins depuis un portefeuille lié à un exchange vers une adresse de cold storage. En pratique, ces bitcoins sortent de la liquidité disponible sur le marché. Moins de bitcoins en circulation sur les exchanges, c’est mécaniquement un facteur de soutien au prix, surtout dans un marché où l’offre disponible se resserre progressivement après le halving d’avril 2024. Le PDG Paolo Ardoino a décrit le bitcoin et l’or comme des actifs destinés à “survivre aux monnaies fiat”. Tether détient d’ailleurs 116 tonnes métriques d’or physique, ce qui en fait le plus grand détenteur privé d’or au monde devant tous les ETF or.

Pour les investisseurs francophones, l’information à retenir est celle-ci : Tether n’a encore jamais vendu depuis le début du programme en 2023. La réserve est en plus-value latente d’environ 2,175 milliards de dollars. Et avec les profits du USDT qui continuent de croître, les analystes anticipent que Tether franchira la barre des 100 000 BTC avant la fin du deuxième trimestre 2026, si le rythme d’accumulation se maintient.

OneCoin : le DOJ ouvre le remboursement des victimes, 40 millions disponibles avant le 30 juin

Plus de dix ans après le lancement de la plus grande fraude crypto de l’histoire, les victimes de OneCoin ont enfin une voie officielle. Le 14 avril 2026, le département de la Justice américain a annoncé l’ouverture du processus de remboursement. Plus de 40 millions de dollars en avoirs confisqués sont disponibles. La date limite pour soumettre une demande est fixée au 30 juin 2026. C’est peu face aux 4 milliards de dollars volés. Mais c’est la première fois qu’un mécanisme de compensation fédéral formel est ouvert à l’ensemble des victimes mondiales.

4 milliards de dollars volés à 3,4 millions de personnes entre 2014 et 2019

OneCoin a été lancé en 2014 par Ruja Ignatova et Karl Sebastian Greenwood, depuis Sofia en Bulgarie. Le projet se présentait comme un concurrent direct de Bitcoin, distribué via un réseau mondial de marketing multi-niveaux. Les investisseurs achetaient des “packs éducatifs” qui incluaient des droits de minage de tokens OneCoin. Le problème : ces tokens n’ont jamais existé sur une vraie blockchain. Il n’y avait pas de réseau, pas de registre distribué, pas de code vérifiable. Uniquement une base de données centralisée contrôlée par les fondateurs, sur laquelle ils affichaient des soldes fictifs. Malgré tout, le projet a attiré plus de 3,4 millions d’investisseurs dans le monde, générant plus de 4 milliards de dollars de fonds détournés.

Karl Sebastian Greenwood a été arrêté en 2018 lors d’un raid de la police bulgare sur le siège de OneCoin. Il a été condamné à 20 ans de prison en 2023. L’associée Irina Dilkinska a écopé de 4 ans. Ruja Ignatova, la “CryptoQueen”, a disparu en 2017 après avoir embarqué sur un vol vers Athènes. Elle est aujourd’hui sur la liste des dix fugitifs les plus recherchés du FBI, avec une prime de 5 millions de dollars pour toute information menant à son arrestation.

Ce qui a changé : un processus de remboursement fédéral enfin ouvert

Les 40 millions de dollars disponibles proviennent des confiscations judiciaires liées aux condamnations prononcées dans l’affaire. Le processus est administré par Kroll Settlement Administration LLC, nommé remission administrator par le DOJ. Pour être éligible, il faut avoir acheté des tokens OneCoin entre 2014 et 2019 et justifier d’une perte nette, après déduction de tout retrait ou remboursement éventuellement perçu. La demande se fait via le portail officiel onecoinremission.com ou par téléphone au 1-833-421-9748. Le processus est entièrement gratuit. Ni le DOJ ni Kroll ne demanderont jamais de paiement pour traiter une demande.

OneCoin a opéré activement en France, en Belgique et dans plusieurs pays d’Afrique francophone entre 2015 et 2018. Le réseau MLM a recruté massivement dans les communautés francophones via des séminaires en présentiel et des groupes Facebook promettant des rendements importants sur un “Bitcoin amélioré”. Des victimes françaises et belges figurent parmi les plaignants dans plusieurs dossiers européens liés à OneCoin. Si vous ou un proche avez investi dans OneCoin durant cette période et conservez des preuves d’achat (confirmations de paiement, relevés bancaires, e-mails de la plateforme), la démarche sur onecoinremission.com vaut la peine d’être tentée. Le dossier doit être soumis avant le 30 juin 2026.

Ce qu’il faut surveiller : l’enquête continue, la fugitive reste introuvable.

Le DOJ a précisé que l’enquête criminelle se poursuit en parallèle du processus de remboursement. Les autorités continuent de traquer Ruja Ignatova. Des théories contradictoires circulent sur sa localisation : certaines sources l’auraient aperçue en Russie, d’autres en Afrique du Sud. En 2024, un tribunal de Guernesey a saisi 11,4 millions de dollars supplémentaires liés à la fraude OneCoin. Ce sont ces fonds qui alimenteront potentiellement de futurs remboursements. Pour les victimes qui ne seraient pas éligibles à cette première vague, rester vigilant sur les communications officielles du DOJ est la meilleure stratégie.

⚠️ Fausse app Ledger sur l’App Store : 9,5 millions de dollars volés en une semaine

Comment une fausse app passe les contrôles d’Apple!!

L’application a été publiée sous le nom de développeur “Leva Heal Limited”. Elle ressemblait visuellement à Ledger Live, l’outil officiel de gestion des portefeuilles matériels Ledger. Même branding approximatif, même interface, mêmes étapes de configuration. La différence : à un moment du processus, l’application demandait à l’utilisateur de saisir sa phrase de récupération de 24 mots directement dans l’interface. C’est là que tout se joue. Une phrase de récupération saisie dans une application connectée à Internet donne à l’attaquant un accès total et permanent à tous les portefeuilles associés. Aucune confirmation physique sur le hardware wallet n’est nécessaire une fois les 24 mots compromis.

La communauté Reddit a commencé à alerter sur des anomalies dans l’identité du développeur peu avant le retrait de l’application. Apple a supprimé l’app après signalement. Mais entre le premier signalement et la suppression effective, les dégâts étaient déjà considérables. Ce n’est pas la première fois : en 2023, une fausse application Ledger Live sur le Microsoft Store avait déjà siphonné près de 600 000 dollars selon le même mécanisme.

Ce qui a changé : l’échelle et les victimes identifiées

L’enquêteur on-chain ZachXBT a retracé les flux et identifié au moins trois pertes individuelles dépassant chacune le million de dollars. La plus lourde : 3,23 millions de dollars en USDT vidés en une seule transaction le 9 avril. Le 11 avril, 2,07 millions de dollars en USDC. Le 8 avril, 1,95 million de dollars ont été répartis en Bitcoin, stETH et ETH. Les fonds volés ont été dispersés à travers plus de 150 adresses de dépôt KuCoin, puis dirigés vers un service de mixing centralisé appelé AudiA6, connu pour ses frais élevés d’obfuscation de transactions.

Impact pour les utilisateurs francophones

Cette affaire concerne directement les utilisateurs de hardware wallets Ledger en France, en Belgique et au Canada, où le matériel Ledger est particulièrement populaire grâce à son origine française. Beaucoup d’utilisateurs francophones ont acheté un Ledger précisément pour sécuriser leurs actifs, et la logique naturelle est d’aller chercher l’application de gestion là où on cherche tous ses logiciels : sur l’App Store ou le Play Store. C’est exactement ce réflexe que les attaquants exploitent. Ledger a rappelé à plusieurs reprises qu’il ne distribue jamais Ledger Live via des boutiques d’applications tierces. L’unique source officielle est ledger.com, à taper directement dans le navigateur.

Ce qu’il faut surveiller et retenir pour se protéger

ZachXBT a suggéré que l’ampleur de l’incident pourrait constituer la base d’un recours collectif contre Apple pour défaillance du processus de vérification des applications. KuCoin est également dans le viseur des enquêteurs : l’exchange avait perdu sa licence MiCA en Autriche en février 2026, quelques mois seulement après l’avoir obtenue, et avait payé plus de 300 millions de dollars d’amendes aux autorités américaines en 2025 pour violations des règles anti-blanchiment. Trois règles simples à retenir : ne jamais saisir sa phrase de récupération sur un appareil connecté, télécharger Ledger Live uniquement depuis ledger.com, et considérer comme frauduleuse toute application wallet trouvée sur une boutique d’applications grand public.

🔥 Bitcoin repasse les 75 000 $: les pourparlers Iran-USA relancent le marché

Le 14 avril 2026, Bitcoin a grimpé jusqu’à 74 900 $, son niveau le plus haut depuis quatre semaines, avant de se stabiliser autour de 74 300 à 74 500 $. Un bond de plus de 5 % en l’espace de quelques heures, déclenché par une nouvelle géopolitique : l’Iran aurait signalé son intention de reprendre les discussions avec Washington avant l’expiration du cessez-le-feu prévu le 22 avril.

Ce qui s’est passé ?

Depuis début mars 2026, les cryptomonnaies évoluent sous une pression constante liée au conflit entre les États-Unis et l’Iran. Washington a instauré un blocus naval du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial. L’objectif : asphyxier les revenus pétroliers iraniens. Téhéran a répondu en avertissant que les navires de pays tiers pourraient être bloqués dans le détroit à leur tour. La menace a suffi à faire monter le baril de Brent au-dessus de 105 dollars et à peser sur l’ensemble des actifs à risque, Bitcoin inclus.

Les pourparlers d’Islamabad, tenus le 12 avril, ont échoué après 21 heures de négociations sans accord. Chaque camp a renvoyé la responsabilité à l’autre. Les marchés ont réagi en baissant. Puis, deux jours plus tard, l’Iran a changé de signal. Des sources proches des négociations ont indiqué que Téhéran cherche activement à reprendre contact avant l’expiration du cessez-le-feu fixée au 22 avril. Trump a confirmé l’intérêt iranien pour de nouvelles discussions. C’est ce changement de ton, et rien d’autre, qui a déclenché le rallye du 14 avril.

Ce qui a changé le 14 avril

Le mouvement a été net et rapide. Bitcoin est passé de 70 700 $ à 74 900 $ en quelques heures, avec un volume de trading en hausse de près de 80 % à 51,25 milliards de dollars sur la journée. Ethereum a progressé de 8 % pour atteindre 2 367 $. Parmi les altcoins, Hyperliquid, Aave, Algorand et RaveDAO ont enregistré les plus fortes hausses de la journée. Le blocus naval américain a lui-même été précisé : CENTCOM a confirmé que seuls les navires à destination de ports iraniens sont concernés. Les tankers en transit vers d’autres destinations peuvent passer librement. Un pétrolier chinois a déjà franchi le détroit sans incident, prouvant que les craintes initiales étaient exagérées. Cette clarification a amplifié le sentiment haussier.

En conclusion, Pour les investisseurs en France, en Belgique et au Canada, ce rallye intervient dans un contexte particulier. Beaucoup d’entre eux avaient renforcé leurs positions en euros lors de la correction des semaines précédentes, profitant de la baisse pour accumuler entre 68 000 et 71 000 dollars. Ce rebond valide partiellement cette stratégie. Mais la prudence reste de mise : le cessez-le-feu expire le 22 avril, la réunion du FOMC de la Réserve fédérale américaine est prévue les 28 et 29 avril, et la date limite fiscale américaine du 15 avril pourrait générer des ventes de cryptomonnaies estimées à 2,8 milliards de dollars dans les prochaines heures. Trois catalyseurs capables de retourner rapidement le sentiment de marché.

Le Royaume-Uni finalise ses règles crypto 2026 : DeFi protégé, les grandes plateformes encadrées

Le Royaume-Uni vient de franchir une étape majeure dans son cadre réglementaire crypto. En avril 2026, la Financial Conduct Authority (FCA) a publié ses règles définitives pour l’ensemble du secteur des actifs numériques. La grande nouveauté : une exclusion explicite pour la DeFi (le “DeFi carve-out”) qui protège les protocoles sans entité centrale de contrôle. Parallèlement, un “controlling entity test” détermine quelles plateformes centralisées entrent dans le périmètre de supervision directe de la FCA.

🔓 Le DeFi carve-out : pourquoi les protocoles autonomes échappent à la FCA

Le principe du carve-out DeFi repose sur une logique simple : si aucune entité n’est en position de contrôler ou modifier le protocole, il n’existe personne à réguler. La FCA a adopté cette position en reconnaissant que des protocoles comme Uniswap ou MakerDAO, gouvernés par des smart contracts autonomes et des communautés décentralisées de détenteurs de tokens, ne rentrent pas dans les catégories classiques d’un service financier.

Aucun dirigeant, aucun siège social, aucune entité capable de geler les fonds ou de modifier les règles arbitrairement. Sans entité centrale identifiable, la régulation traditionnelle ne trouve pas de prise. Cette position est pragmatique : forcer la réglementation sur des protocoles entièrement autonomes serait soit techniquement impossible, soit contre-productif pour l’innovation dans un secteur où le Royaume-Uni cherche à s’affirmer post-Brexit comme un hub financier de premier plan.

🏦 Le controlling entity test : qui tombe sous la supervision de la FCA ?

À l’opposé du spectre, le “controlling entity test” identifie les plateformes qui, malgré une façade décentralisée ou des arguments techniques, exercent en réalité un contrôle effectif sur les actifs ou les fonctions critiques d’une plateforme.

Si une entité peut geler des comptes, modifier des règles, contrôler les clés de smart contracts ou imposer des mises à jour unilatérales elle est considérée comme un “controlling entity” et tombe sous la supervision complète de la FCA. Concrètement, des plateformes comme Coinbase UK et Binance qui exercent ce type de contrôle sur leurs infrastructures entrent dans le périmètre réglementaire complet, avec des exigences de capital, de conformité AML/KYC et de protection des clients comparables à celles des banques de détail. Les grandes bourses doivent désormais obtenir une autorisation FCA explicite pour opérer légalement au Royaume-Uni.

Pour les investisseurs en France, en Belgique et au Québec qui utilisent des exchanges comme Binance ou Coinbase, ce cadre britannique a un impact indirect mais significatif. Ces plateformes opèrent souvent via des entités européennes qui coordonnent leur conformité avec les équipes UK. Un renforcement des exigences côté FCA pousse généralement ces exchanges à uniformiser leurs pratiques à l’international. Par ailleurs, le modèle du “DeFi carve-out” britannique va alimenter le débat européen sur MiCA le règlement européen ne dispose pas encore d’une exclusion DeFi aussi précise. Les juristes crypto en France et dans les pays francophones regardent de près comment la FCA définit opérationnellement le seuil de “contrôle effectif”, car ce concept pourrait inspirer des clarifications réglementaires dans le cadre MiCA 2.0 attendu en 2027. Le Royaume-Uni vient de trancher là où l’Europe hésite encore : en posant une ligne claire entre protocoles autonomes et plateformes contrôlées, Londres offre au marché crypto la prévisibilité juridique dont il avait besoin pour se développer.