Bitcoin 87 000 dollars : ce chiffre est devenu le plafond de verre du marché. Lundi, le BTC a franchi ce seuil avant de subir une vague de ventes, pour la troisième fois depuis le 23 septembre. Ce mardi, la cryptomonnaie se maintient juste au-dessus de 86 000 dollars. Pourtant, les analystes de FxPro préviennent : une rechute sous 84 000 dollars ouvrirait la voie vers 80 000 dollars, à la veille des minutes de la Fed.
Bitcoin 87 000 dollars : un mur qui tient depuis le 23 septembre
Le scénario se répète avec une précision presque mécanique. À chaque approche des 87 000 dollars, les vendeurs reprennent la main. Selon CoinDesk, le BTC a ainsi reculé de 1,2 % vers 85 600 dollars mardi matin, pendant la séance asiatique. Ensuite, il est remonté au-dessus de 86 000 dollars, avec une variation quasi nulle sur 24 heures.
Pour l’analyste Alex Kuptsikevich, de FxPro, le Bitcoin aligne des creux de plus en plus hauts depuis le début de la semaine dernière. Cependant, les acheteurs ne parviennent pas à transformer cet élan en cassure. Le prix approche désormais la pointe d’un triangle, formé par la résistance horizontale et un support ascendant. Par conséquent, l’analyste anticipe un regain de volatilité dès que le cours sortira de cette figure.
De son côté, QCP Capital place la barre un cran plus haut. La société estime qu’une installation durable au-dessus de 87 200 dollars reste nécessaire pour confirmer la prochaine jambe de hausse. Pour rappel, le PCE plus doux que prévu avait déjà permis au BTC de tester les 85 000 dollars fin septembre.
Bitcoin 87 000 dollars : les niveaux clés à surveiller
D’après FxPro, cité dans le suivi en direct de CoinDesk, le BTC a brièvement glissé à 85 200 dollars avant l’ouverture européenne. Il reste néanmoins dans le haut de sa fourchette des deux dernières semaines. La série de creux ascendants est menacée, mais elle n’est pas encore rompue. Concrètement, le cabinet estime qu’une cassure sous 84 000 dollars « signerait une victoire des vendeurs ».
- 87 200 dollars : seuil de confirmation haussière selon QCP Capital
- 87 000 dollars : résistance rejetée trois fois depuis le 23 septembre
- 84 000 dollars : ligne rouge de FxPro, dont la perte donnerait la main aux vendeurs
- 83 000 dollars : dernier creux récent, dont la cassure confirmerait le basculement
- 80 000 dollars : cible rapide évoquée par FxPro en cas de rupture
Par ailleurs, la capitalisation totale du marché crypto a glissé vers 2 930 milliards de dollars. FxPro situe la résistance de ce niveau à 2 950 milliards. Ainsi, c’est le marché entier qui bute sur un plafond, et pas seulement le Bitcoin.
Taux américains : la pression vient du marché obligataire
Le véritable adversaire du Bitcoin se trouve sur le marché de la dette. Lundi, le rendement du Treasury à 10 ans a atteint 5,32 %, un niveau inédit depuis 2002. Quant au taux à deux ans, il a grimpé à 4,83 %. En parallèle, le milliardaire Ray Dalio a averti que les Treasuries restent exposés à un recul de la demande chinoise et japonaise.
Mardi, la détente est venue du pétrole. Le baril est repassé sous 100 dollars, ce qui a fait reculer les rendements depuis leurs sommets. De plus, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a assuré que la croissance et la maîtrise des dépenses allaient rapidement freiner les emprunts publics. Cette déclaration a mis en pause la vague de ventes obligataires mondiale. Celle-ci était alimentée par les craintes d’inflation liées à la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
Pourtant, les actions ignorent cette tension. Le Nasdaq 100 a clôturé lundi sur un record, tandis que le S&P 500 termine à moins de 0,5 % de son sommet historique. Pour sa part, le Bitcoin n’a pas suivi ce mouvement.
Fed : les minutes de mercredi et le CPI en ligne de mire
Le calendrier macro reste chargé. Mercredi, la Réserve fédérale publie le compte rendu de sa dernière réunion. Ensuite, l’inflation de septembre tombera la semaine prochaine.
Vendredi dernier, le rapport sur l’emploi a déçu. Selon QCP Capital, l’économie américaine n’a créé que 29 000 postes en septembre, contre 84 000 attendus. Le chômage est monté à 4,2 % et la hausse des salaires a ralenti à 3 % sur un an. Dans un premier temps, ces chiffres ont fait reculer les paris sur une hausse des taux en octobre.
Toutefois, l’effet s’est vite estompé. D’après l’outil FedWatch du CME, la probabilité d’une hausse en octobre est remontée à 24 %, après être tombée vers 15 % vendredi. En effet, le président de la Fed, Kevin Warsh, s’est récemment dit peu inquiet de la faiblesse des créations d’emplois. Notre analyse de la semaine dernière détaillait déjà pourquoi HashKey voit dans une hausse de la Fed la principale menace pour le Bitcoin.
Un an après le record de 126 000 dollars
Ce mardi marque aussi un anniversaire amer. Le 6 octobre 2025, le Bitcoin dépassait 126 000 dollars avant de corriger brutalement. Selon CoinDesk, il a ensuite touché un plancher proche de 60 000 dollars le 6 février 2026. Aujourd’hui, le BTC reste environ 32 % sous son record.
Malgré tout, certains signaux restent constructifs. D’après Analytics Insight, Mudrex relève, données Glassnode à l’appui, que les baleines continuent de retirer des BTC des plateformes d’échange. De même, plusieurs altcoins ont surperformé : l’ADA a bondi de 11 %, tandis que GRT et NEAR ont gagné près de 7 %. Reste que l’issue du duel Bitcoin 87 000 dollars dépendra d’abord des taux américains.
Bitcoin 87 000 dollars : ce que la crise de la dette française change pour les francophones
Pour un lecteur en France, en Belgique ou en Suisse, l’histoire ne se joue pas qu’à Washington. Vendredi, l’écart de taux entre l’OAT française à 10 ans et le Bund allemand a touché 160 points de base. C’est un niveau inédit depuis la crise de la dette de 2011-2012. Lundi, ce spread est revenu vers 140 points de base, selon le fil de CoinDesk.
Face aux marchés, le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, a voulu rassurer. Dans un entretien au Financial Times, il a affirmé que « la France n’est pas la Grèce ». Il appelle cependant Paris à adopter un budget qui réduise le déficit.
Ce stress européen pourrait paradoxalement profiter aux actifs risqués. Jim Reid, de la Deutsche Bank, s’attend à ce que la BCE ralentisse son cycle, avec peut-être une seule hausse de 25 points de base au lieu des trois anticipées. Selon CoinDesk, des tensions au cœur de la zone euro pourraient pousser la BCE, et même la Fed, vers une politique plus souple que prévu. Or, une politique monétaire plus accommodante soutient généralement la crypto.
Enfin, la faiblesse de l’euro face à un dollar au plus haut depuis 18 mois joue un rôle concret. Le Bitcoin se négocie en dollars : quand l’euro recule, la baisse du BTC exprimée en euros est mécaniquement amortie. Côté fiscalité, les plus-values restent imposables en France, et notre guide pour déclarer ses cryptos en 2026 rappelle les règles à suivre.
⚠️ Cet article est publié à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil financier. Aucune recommandation d’achat ou de vente n’est exprimée. Les marchés crypto sont volatils. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Effectuez toujours vos propres recherches. Ne misez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.




