Le patron de Coinbase monte au créneau avant un vote crucial. Brian Armstrong a exhorté les sénateurs à soutenir le texte lors d’un entretien le 20 août. Selon lui, une loi permanente protégerait les utilisateurs crypto et limiterait les excès réglementaires futurs. Le vote de procédure au Sénat est désormais fixé au 15 septembre.
CLARITY Act Armstrong consommateurs : l’argument du patron de Coinbase
En effet, Armstrong affirme que le flou actuel expose les Américains ordinaires à des produits risqués. Il soutient que la loi donnerait aux forces de l’ordre davantage d’outils contre les activités illicites. Armstrong cite aussi des règles plus claires pour les récompenses en stablecoins et la levée de fonds numérique. Selon lui, un texte de loi protège mieux qu’une simple interprétation administrative changeante. Son affirmation sur la prévention d’un nouveau scandale FTX reste toutefois hypothétique et non testée.
Le 15 septembre, une étape procédurale, pas un vote final
Ce vote de clôture décidera uniquement si le Sénat commence à débattre du texte. Il faut 60 voix sur 100 pour franchir cette étape, comme pour l’adoption finale. Par ailleurs, les républicains disposent de 53 sièges, ce qui les oblige à convaincre au moins sept démocrates. La Chambre avait déjà adopté sa version en juillet 2025, par 294 voix contre 134. La commission bancaire du Sénat avait ensuite approuvé le texte par 15 voix contre 9 en mai.
Ce que la loi changerait concrètement
Le texte répartirait la supervision entre la SEC et la CFTC selon la nature des actifs concernés. Il imposerait aussi des exigences d’enregistrement pour les plateformes, courtiers et teneurs de marché crypto. D’autres dispositions couvriraient ainsi la garde des actifs, la lutte anti-blanchiment et le traitement en cas de faillite. Comme le Sénat a modifié le texte de la Chambre, un vote favorable n’enverrait pas directement la loi au président. Les deux chambres devraient d’abord s’accorder sur une version identique.
Deux chemins possibles selon Armstrong, un seul confirmé
Armstrong affirme que la clarté réglementaire arrivera de toute façon, d’une manière ou d’une autre. Il évoque une possible action de la SEC et de la CFTC dès le 16 septembre en cas de blocage. Aucune des deux agences n’a toutefois publié de calendrier officiel confirmant cette date. Le cabinet de recherche Galaxy a d’ailleurs réduit ses chances d’adoption cette année de 50 à 30 %. Cependant, des désaccords persistent sur l’éthique, la finance décentralisée et les garde-fous contre la finance illicite.
Ce que cette bataille réglementaire américaine signifie ?
Les investisseurs français, belges et suisses observent ce dossier avec un regard différent depuis l’Europe. Le cadre MiCA offre déjà la clarté que le Sénat américain peine encore à voter. De plus, Bitcoin et Ethereum ont grimpé respectivement de 5,9 % et 2,8 % le jour de l’entretien d’Armstrong. Rien ne prouve toutefois que le CLARITY Act soit l’unique explication de cette hausse. Les épargnants francophones gardent donc un avantage réglementaire pendant que Washington tergiverse.
Le résultat du 15 septembre déterminera seulement si le débat commence réellement. Amendements, vote final et réconciliation avec la Chambre resteraient encore à venir. Suivez l’évolution de ce dossier dans nos prochaines analyses.
⚠️️ Cet article est publié à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil financier. Aucune recommandation d’achat ou de vente n’est exprimée. Les marchés crypto sont volatils. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Effectuez toujours vos propres recherches. Ne misez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.



