Onze institutions financières viennent de devenir validateurs d’une blockchain publique. Pas des startups crypto : BlackRock, Visa, Mastercard, DTCC, ICE. Circle a lancé mercredi le mainnet d’Arc, une blockchain où le gas se paie en USDC et où plus de 100 applications tournaient déjà dès le premier jour.
Circle Arc mainnet 2026 : onze institutions aux commandes
Le réseau démarre avec un groupe de validateurs fondateurs composé de BlackRock, DTCC, Galaxy, ICE, Mastercard, MoneyGram, SBI Group, Standard Chartered, Sumitomo, Visa et Worldpay. Ces onze institutions rejoindront le réseau par phases. C’est un choix de conception assumé par Circle : donner aux banques et gestionnaires d’actifs la confiance nécessaire pour faire transiter trésorerie et paiements on-chain.
Pourquoi payer le gas en USDC change la donne ?
Sur la plupart des blockchains, il faut détenir un token volatil pour payer les frais de transaction. Sur Arc, les frais se règlent directement en USDC, la finalité des transactions arrivant en moins d’une seconde. Le réseau reste compatible EVM, ce qui signifie que les contrats Solidity existants fonctionnent sans modification.
Plus de 100 applications déjà en ligne le premier jour
Aave, Morpho et Uniswap figuraient parmi les applications actives dès le lancement. Selon Decrypt, plusieurs grandes banques, dont BNY, HSBC et State Street, disposent déjà d’un accès au réseau. Coinbase doit suivre, aux côtés de Binance, Kraken et OKX qui offrent déjà des passerelles d’entrée vers Arc.
Circle Arc mainnet 2026 : 10 milliards de tokens ARC, mais pas encore de lancement public
Circle a finalisé le mint complet des 10 milliards de tokens ARC aux États-Unis cette semaine, une première pour une société cotée en bourse sur un nouveau réseau layer-1. Circle précise toutefois que ce mint technique ne constitue pas un engagement à lancer publiquement le token. Le jeton doit à terme servir de mécanisme de coordination pour la sécurité, l’utilité et la gouvernance du réseau.
La grande question de la décentralisation
CryptoSlate souligne une nuance importante : l’accès aux applications est ouvert à tous, mais la validation du réseau reste permissionnée, réservée aux onze institutions fondatrices. Circle prévoit une bascule vers un mécanisme de preuve d’enjeu (proof of stake) en 2027, sans calendrier précis pour une ouverture plus large de la validation.
Une banque française déjà dans la boucle
Selon Decrypt, la Société Générale figure parmi les banques disposant déjà d’un accès à Arc, aux côtés de BNY, HSBC et State Street. Pour un secteur bancaire français encore prudent sur l’exposition directe aux blockchains publiques, la présence d’un établissement de ce poids dans le cercle d’accès dit quelque chose du rythme réel d’adoption institutionnelle, loin des seules annonces.
Circle Arc mainnet 2026 : ce que ça dit de la direction prise par la finance on-chain
Cette semaine résume à elle seule la bascule en cours : le Sénat américain a bloqué le cadre légal du secteur, pendant que Circle, Mastercard et Cardano, et une startup comme Velocity avancent sans attendre de loi. L’infrastructure se construit au rythme des institutions, pas de celui du Congrès.
⚠️ Cet article est publié à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil financier. Aucune recommandation d’achat ou de vente n’est exprimée. Les marchés crypto sont volatils. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Effectuez toujours vos propres recherches. Ne misez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.




