Deux dates. Entre les deux, toute la différence entre continuer à opérer et devoir tout arrêter. FCA crypto autorisation Royaume-Uni : voilà l’enjeu réel de cette réforme. Le régulateur britannique ouvre sa fenêtre de candidature le 30 septembre. Elle se referme le 28 février 2027.
Premier scénario : vous déposez avant le 28 février 2027.
Dans ce cas, la suite reste simple. Concrètement, votre entreprise continue ses activités normalement pendant que la FCA examine le dossier. Ce filet de sécurité, la FCA l’appelle une provision transitoire. Il concerne un périmètre large :
- Plateformes d’échange ;
- Services de garde ;
- Plateformes de trading ;
- Émetteurs de stablecoins ;
- Services de prêt crypto…
- Certains fournisseurs de staking
Autrement dit, quasiment toute entreprise crypto active au Royaume-Uni est concernée.
Deuxième scénario : vous déposez après le 28 février 2027.
Là, tout change. La provision transitoire disparaît purement et simplement. Une entreprise en retard pourrait devoir suspendre ses activités réglementées jusqu’à obtenir son autorisation. Concrètement, une entreprise déjà enregistrée depuis des années sous l’ancien régime anti-blanchiment n’est pas protégée pour autant. Cet enregistrement ne se transforme jamais automatiquement en autorisation FCA.
FCA crypto autorisation Royaume-Uni : même à temps, rien n’est garanti
Un dernier piège mérite d’être signalé. Déposer avant le 28 février protège l’activité pendant l’examen, mais ne garantit aucune décision avant octobre 2027. Or, la FCA elle-même n’a promis aucun calendrier de traitement. Autrement dit, être dans les temps évite le pire, sans garantir le meilleur.
Un avis qui détonne : « Enfin de la clarté »
Toutes les réactions ne sont pas négatives. Nick Jones, patron de l’exchange Zumo, y voit au contraire une opportunité. Des institutions financières évitaient jusqu’ici le marché britannique, jugé trop flou sur le plan réglementaire. Des règles écrites noir sur blanc pourraient donc, selon lui, inverser cette tendance.
Quelle est la position de la France dans ce contexte ?
Pour un lecteur français, cette réforme n’a rien d’exotique. En comparaison, l’Union européenne impose depuis 2024 un cadre très similaire avec MiCA. Le Royaume-Uni arrive donc avec trois ans de retard, mais suit la même logique de fond. Concrètement, une entreprise crypto française visant aussi le marché britannique devra gérer les deux régimes en parallèle. MiCA ne remplace pas la FCA, et inversement.
⚠️ Cet article est publié à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil financier. Aucune recommandation d’achat ou de vente n’est exprimée. Les marchés crypto sont volatils. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Effectuez toujours vos propres recherches. Ne misez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre.



