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Hongrie première licence MiCA 2026 : CoinCash autorisée

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La Hongrie licence MiCA 2026 marque une première pour le pays. La Banque nationale de Hongrie a autorisé mardi la plateforme CoinCash sous le règlement européen MiCA. Cette licence fait de Tiwala Solutions, l’opérateur de CoinCash, la première entreprise hongroise directement agréée par sa banque centrale. Le Parlement a par ailleurs voté l’abrogation d’une règle de validation jugée trop stricte.

Qu’est-ce qu’une licence CASP sous MiCA ?

Une licence CASP autorise une entreprise à fournir des services d’actifs numériques dans l’Union européenne. Ce sigle signifie Crypto Asset Service Provider en anglais. Le cadre MiCA est entré pleinement en vigueur en juillet, obligeant chaque pays membre à délivrer ce type d’autorisation via son propre régulateur national.

Cette licence couvre plusieurs activités distinctes chez CoinCash. Elle autorise la garde d’actifs, l’échange crypto-fiat et crypto-crypto, ainsi que les transferts. Le conseil en investissement et la gestion de portefeuille complètent cette liste d’activités désormais permises.

Hongrie licence MiCA 2026 : pourquoi CoinCash avait suspendu ses services

CoinCash, basée à Budapest, avait volontairement suspendu ses activités en décembre 2025. Cette pause visait à préparer l’entreprise aux exigences complètes du règlement MiCA. La revue de conformité s’est étalée sur plusieurs mois avant d’aboutir à cette autorisation.

Gábor Galántai, cofondateur de CoinCash, a confirmé cette nouvelle sur LinkedIn vendredi. Selon lui, l’entreprise est la première société hongroise autorisée directement par la banque centrale sous ce cadre européen. CoinCash prévoit désormais de rétablir progressivement ses services dans les prochaines semaines.

Une règle nationale plus stricte que le calendrier européen

La Hongrie avait fixé sa propre échéance de transition MiCA au 1er juillet 2025. Ce délai devançait largement l’échéance maximale européenne, fixée au 1er juillet 2026. Cette anticipation avait créé une charge réglementaire supplémentaire pour les entreprises locales du secteur.

Le pays avait également instauré une règle de validation tierce pour certaines conversions crypto. Ce mécanisme exigeait la vérification de l’origine des actifs, de la propriété du portefeuille et de l’identité du client avant chaque transaction. Cette couche de contrôle supplémentaire venait s’ajouter aux exigences déjà imposées par MiCA.

Hongrie licence MiCA 2026 : l’abrogation de la règle de validation

Le Parlement hongrois a voté l’abrogation de cette obligation de validation tierce. Cette décision fait suite à un changement de direction politique survenu plus tôt cette année. La nouvelle administration s’était engagée à aligner plus étroitement la réglementation crypto hongroise sur le cadre européen.

Cette règle prévoyait auparavant des sanctions pénales en cas de non-conformité. Les autorités ont d’ailleurs indiqué vouloir annuler ou réduire certaines peines déjà prononcées sous ce régime aujourd’hui abandonné. L’abrogation ne supprime toutefois pas les obligations de licence et de conformité prévues par MiCA lui-même.

Un signal pour le reste du marché hongrois

CoinCash n’est pas nécessairement la première plateforme accessible aux clients hongrois. Des fournisseurs autorisés ailleurs dans l’Espace économique européen peuvent déjà opérer localement grâce au système de passeport européen. CoinCash reste néanmoins le premier opérateur établi en Hongrie à achever le processus complet de licence auprès de la banque centrale nationale.

Cette première pourrait encourager d’autres entreprises hongroises à engager leur propre démarche de licence. Un climat réglementaire plus prévisible favorise généralement une concurrence plus large entre acteurs régulés. Le marché observera dans les prochains mois si d’autres plateformes locales suivent cet exemple.

Un contraste utile avec d’autres approches européennes

Ce dossier hongrois illustre une trajectoire différente de celle observée récemment en France. Notre article sur le blocage de Polymarket par l’ANJ montrait une approche plus restrictive envers certains produits crypto, bien que dans un domaine réglementaire distinct des marchés d’actifs numériques classiques.

Cette consolidation réglementaire européenne rejoint également une dynamique plus large. Notre analyse sur la vague de fusions déclenchée par les coûts de conformité MiCA évoquait déjà cette pression croissante sur les petites plateformes à travers l’Union européenne, un contexte qui touche directement des entreprises comme CoinCash.

Ce que cela signifie pour les investisseurs

Pour un épargnant français, belge ou suisse, cette licence hongroise n’ouvre pas d’accès direct à CoinCash. Le système de passeport européen permettrait toutefois à CoinCash d’étendre ses services vers d’autres pays de l’Union, y compris potentiellement vers la France ou la Belgique, une fois son autorisation pleinement effective.

Ce dossier confirme surtout que le cadre MiCA continue de s’ancrer concrètement à travers l’Europe. Notre comparaison avec le modèle réglementaire d’El Salvador montrait déjà les contrastes entre différentes approches mondiales de la régulation crypto, dont celle-ci constitue un nouvel exemple européen concret.

Les prochaines étapes pour CoinCash

CoinCash prévoit une reprise progressive de ses services dans les prochaines semaines. L’entreprise envisage également d’élargir son offre au-delà du simple trading, vers d’autres activités couvertes par sa nouvelle licence. Aucun calendrier précis n’a toutefois été communiqué pour cette expansion.

En résumé, la Hongrie franchit une étape symbolique avec cette première licence MiCA nationale. L’abrogation simultanée de la règle de validation tierce simplifie par ailleurs l’environnement pour l’ensemble du secteur local. Les prochains mois montreront si d’autres entreprises hongroises suivent la voie ouverte par CoinCash.

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