Les républicains avaient qualifié leur texte de « dernière offre, la meilleure, la définitive ». Les démocrates ont répondu lundi soir par une contre-offre. Le vote de procédure reste programmé ce mardi à 14h15, heure de Washington.
126 changements, mais un point qui coince toujours
Le projet révisé de 635 pages intègre 126 modifications demandées par les négociateurs démocrates. Malgré cela, plusieurs élus restent insatisfaits d’un point précis : la disposition d’éthique limiterait la capacité des procureurs généraux d’État à poursuivre directement certains responsables fédéraux. Le sénateur Mark Warner résume la frustration ainsi : les mêmes trois points bloquent les négociations depuis six à huit semaines.
Deux fronts d’opposition, pas un seul.
Une coalition de procureurs généraux, menée par Letitia James de New York, a publiquement rejeté le texte lundi. Séparément, les associations bancaires réclament toujours un encadrement plus strict des récompenses versées sur les stablecoins. Du côté républicain, la sénatrice Cynthia Lummis affirme que le texte est prêt pour un vote, malgré les demandes répétées de concessions.
Les probabilités de passage se sont effondrées.
Sur Polymarket, la probabilité d’adoption en 2026 ne dépasse plus 18 %. La Chambre des représentants quitte Washington après le 17 septembre, laissant peu de temps pour concilier un éventuel texte du Sénat. Le conseiller Maison-Blanche Patrick Witt estime que les changements restants se limitent désormais à de la ponctuation.
Pourquoi ce vote compte au-delà des États-Unis ?
Pour un lecteur français, ce blocage prolongé illustre un contraste net avec le cadre MiCA, déjà en vigueur depuis 2024. Concrètement, tant que le Sénat américain reste divisé, les entreprises crypto opérant des deux côtés de l’Atlantique naviguent avec deux calendriers réglementaires totalement désynchronisés.
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